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Communication

Le Mercredi 28 Mai 2008
 
Apéritif convivial avec Monsieur Philippe PRUD'HOMME

 

L’apprentissage a le vent en poupe !

Le dynamisme du CFA de Saint Martin (Chambre des Métiers) le prouve : 500 jeunes de 16 à 26 ans formés du niveau 5 (CAP) au niveau 1 (Ingénieur), plus 120 adultes en provenance de l’ANPE, de l’Assedic et des Forums de l’Emploi. Le taux d’insertion en CDD ou CDI est de 92% ;les 8% restant ont

des raisons inattendues : principalement des allergies avec les produits manipulés en coiffure…et en pâtisserie !

 Les diplômes sont ceux de l’Education Nationale. La différence ? le stage en entreprise et une rémunération. On ne parle pas d’enseignants mais de formateurs, recrutés au niveau minimum de licence et sensibles à une pédagogie adaptée au métier visé et en fait déjà pratiqué par l’apprenti.        Exemple, le cours de maths avec la coupe d’un gâteau…

Le Nord-Pas de Calais, c’est actuellement 20.000 apprentis, financés à 80% par le Conseil Régional, le solde par la taxe d’apprentissage. Les avantages pour les entreprises sont d’abord un crédit d’impôt de 1.600e par an, plus une prime de 1.500e par année de formation et un bonus si l’entreprise participe aux examens. La Région rembourse les frais de déplacement et les repas (selon un barème) et alloue une prime de matériel.

L’image de l’apprenti/esclave et du refuge des collégiens ou lycéens en échec scolaire a la vie dure. Pourtant les réussites et les débouchés sont spectaculaires. On assiste également au développement des créations (30%) ou de reprises d’entreprises (70%), avec un niveau BP minimum, en liaison avec les acteurs d’aide à la création. Le rôle des parents est primordial, même si les premiers contacts avec le CFA se font directement avec le candidat. C’est après la signature du contrat que l’implication des parents doit être forte : il faut par exemple admettre les contraintes horaires des enfants (formation boulanger…) et ne pas s’appuyer exclusivement sur le CFA pour gérer les conflits…qui sont d’ailleurs assez rares. Ici, la confiance et la responsabilisation sont de mise : pas de « surveillant » mais un contrat moral entre le CFA, le jeune et l’entreprise. Il existe un point hebdomadaire (la médiation du jeudi) pour déceler et régler les éventuels problèmes en entreprise. Comme pour tout contrat de travail, il existe une période d’essai de 2 mois au cours de laquelle la rupture éventuelle se fait à l’amiable. Sinon, après, cela peut aller aux Prud’hommes.

 

Pour éviter les déceptions, des stages d’observation en entreprise permettent une pré-sensibilisation

aux contraintes éventuelles du métier recherché. Outre la pâtisserie et la coiffure, la formation mécanique

automobile forme 180 jeunes par an ; cette formation a été montée après une enquête sur les besoins

auprès des entreprises régionales. Mais le déficit d’image persiste car seuls 20% des apprentis de

Saint Martin proviennent de la CAB et il manque de candidats pour la nouvelle formation sur la

réparation navale de plaisance et de pêche.

NB : La structure de Saint Martin et la volonté de financement du Conseil Régional permettraient

d’accueillir jusqu’à 1.000 apprentis… Qu’on se le dise !

Centre de Formation d’Apprentis de la Chambre des Métiers – Philippe PRUD’HOMME - 03 21 99 91 91 - p.prudhomme@cfa62.fr

Pour télécharger la photo, vous pouez cliquer sur le lien ci-dessou \"Télécharger le document\".

 

 


 

 

 

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